À l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, des linguistes, professeurs et étudiants se sont réunis à Kinshasa pour réfléchir aux moyens de promouvoir et de valoriser les langues nationales congolaises. Au cœur des échanges : le rôle des technologies numériques et de l’intelligence artificielle dans l’apprentissage et la préservation du multilinguisme.
Selon l’UNESCO, le monde compte plus de 7 000 langues, dont près de 40 % sont menacées de disparition. À Kinshasa, l’ASBL Wikilinguila a organisé, le 21 février, une conférence qui a réuni des professeurs d’université, des linguistes et des étudiants pour réfléchir à la question des langues nationales en République démocratique du Congo.
La Constitution de la RDC consacre le lingala, le swahili, le kikongo et le tshiluba comme les quatre langues nationales. Selon la loi fondamentale, l’État en assure la promotion sans discrimination. À l’ère de l’intelligence artificielle et des technologies numériques avancées, les linguistes ont débattu autour du thème : « Utiliser la technologie pour l’apprentissage multilingue : défis et perspectives ».
Dans l’émission Sosola, José Ikalw’Ofolo, linguiste et traducteur professionnel, également panéliste à cette conférence, est revenu sur l’importance des langues nationales ainsi que sur l’apport de la technologie dans leur apprentissage.