Au moins 18 personnes ont été tuées dans un glissement de terrain survenu après de fortes pluies dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 janvier à Kashebere, à une centaine de kilomètres de Goma, dans le Nord-Kivu, selon des sources locales.
L’autorité gouvernementale est largement absente de cette zone tombée aux mains du groupe armé M23 soutenu par le Rwanda, qui s’est emparé de vastes pans de territoires dans l’est du pays depuis sa résurgence en 2021, ainsi que des grandes villes de Goma en fin janvier 2025 et Bukavu en mi-février.
« Dix-huit corps ont été retrouvés et onze sont encore introuvables », a déclaré à l’Agence France Presse (AFP) Émile Kubuya, un responsable de l’administration locale réfugié en zone gouvernementale et joint par téléphone. Il a précisé que plusieurs maisons ont été emportées.
« Pour l’instant, il y a 22 corps et nous avons peur qu’un autre éboulement puisse survenir », a indiqué à l’AFP Célestin Batende Behe, un représentant de la société civile locale.
« Il y a au total 34 personnes qui ont été englouties dans le village, mais nous avons réussi à récupérer 22 corps. D’autres sont dans la boue, sous une grande profondeur », selon Ombeni Kishuba, un habitant de Kashebere joint par téléphone.
Selon une source sanitaire, « huit corps ont été retrouvés dans une même maison, visiblement les membres d’une même famille et des visiteurs ». « Nous avons reçu cinq blessés jusqu’à présent au centre de santé, mais il est difficile » de chercher les survivants « à cause des pierres et de la boue », a ajouté cette source.
Les régions montagneuses de l’est de la RDC, où les pluies sont abondantes, sont régulièrement frappées par des glissements de terrain meurtriers.
Studio Hirondelle RDC, avec AFP