Ebola en RDC : un essai clinique sur un vaccin attendu avant fin octobre
Photo : AFP.

Ebola en RDC : un essai clinique sur un vaccin attendu avant fin octobre

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce le lancement imminent d’un essai clinique sur un vaccin contre la souche Bundibugyo du virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Baptisé « Tumaini », qui signifie « espoir » en swahili, cet essai devrait débuter avant la fin du mois d’octobre, alors que l’épidémie a dépassé les 9 000 cas et les 4 000 décès.

L’essai clinique sur un vaccin contre Ebola devrait commencer avant la fin du mois d’octobre en République démocratique du Congo (RDC), selon des experts de l’OMS. L’annonce a été faite mardi par Anthony Scott, président du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination (SAGE), lors d’une conférence de presse.

Baptisé « Tumaini », cet essai utilisera dans un premier temps le vaccin Ervebo, déjà homologué contre la souche Zaïre du virus Ebola. Plusieurs dizaines de milliers de doses de ce vaccin ont été acheminées en RDC, a précisé Kate O’Brien, directrice du département Vaccination de l’OMS.

L’objectif est de tester ensuite d’autres candidats-vaccins, notamment ChAdOx1 et un vaccin développé par Moderna, sous réserve de résultats concluants aux essais cliniques de phase 1 menés respectivement au Royaume-Uni et au Canada.

Des doses du vaccin ChAdOx1 sont déjà disponibles pour une éventuelle utilisation dans le cadre d’un essai clinique de plus grande envergure, a indiqué Kate O’Brien.

Une épidémie particulièrement meurtrière

La RDC fait face à la 17e épidémie d’Ebola de son histoire. Cette flambée, provoquée par la souche Bundibugyo, est devenue la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays.

Photo d’illustration : AFP.

Selon le dernier bilan des autorités sanitaires congolaises publié mardi, l’épidémie a franchi le seuil des 9 000 cas, avec plus de 4 000 décès enregistrés depuis le début du mois d’octobre.

La maladie se transmet principalement par contact direct avec le sang et les autres liquides biologiques d’une personne infectée. Elle peut provoquer une fièvre hémorragique et entraîner la mort. À ce jour, aucun vaccin ni traitement n’est homologué spécifiquement contre la souche Bundibugyo responsable de l’épidémie actuelle.

MSF mène une étude auprès de 20 000 travailleurs de première ligne

Parallèlement à l’essai clinique annoncé par l’OMS, Médecins Sans Frontières (MSF) conduit depuis le 19 septembre une étude observationnelle prospective sur la vaccination de 20 000 travailleurs de première ligne dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.

Baptisée « BRAVO », cette étude est prévue sur une période de neuf à douze mois. Elle comprend trois mois de vaccination, suivis d’au moins six mois de suivi des participants.

Contrairement à l’essai clinique « Tumaini », cette initiative ne constitue pas un essai clinique. Elle vise à observer les effets de la vaccination dans le cadre de la riposte à l’épidémie.

Source : Agence France-Presse (AFP)