A la COP26, la RDC joue le ‘’pays-solution’’ pour le climat

La conférence internationale sur le climat se tient cette année à Glasgow. Jusqu’au 12 novembre, différents pays se réunissent dans la capitale écossaise pour parler de la lutte contre les changements climatiques.  Quel rôle doit jouer la République Démocratique du Congo, que faut-il attendre de ce nouveau sommet ? Nous en débattons avec nos invités.

 La RDC,  »pays-solution », les trois invités s’accordent à ce sujet. Mais chacun apporte sa contribution, comme il l’entend, pour que le pays apporte véritablement des solutions aux problèmes des changements climatiques dans le monde.

Stabilisation du climat mondial

 ‘’La RDC contribue peu aux émissions globales de gaz à effet de serre mais, à travers ses forêts,  contribue à la stabilisation du climat mondial’’, affirme Tosi Mpanu Mpanu, négociateur principal de la convention sur le climat. président de l’organe subsidiaire du conseil scientifique et technologique. Il  vente les minerais du pays qui selon lui facilite la décarbonation des économies. La RDC dispose également d’un potentiel énergétique, bénéfique pour l’humanité, d’après l’ambassadeur Mpanu Mpanu.  Il estime que la voix de la RDC devrait être comprise au sein de la position commune des 54 pays africains, au risque d’être (la voix) ‘’diluée’’.

Les engagements internationaux ont  »démontré leurs limites »

 Le pays doit mettre en place ‘’un leadership transformationnel’’. Avec ses millions d’hectares de forêts denses et humides, le pays doit faire preuve de ‘’sursaut ‘’et réaliser plus d’efforts au niveau interne, recommande Alain-Parfait Ngulungu, ancien journaliste spécialisé en environnement, actuellement, Représentant- pays de l’ONG Tenure Facility. Il redoute des conséquences des réchauffements climatiques. ‘’Tous ces engagements internationaux dans le cadre de la mise en œuvre de la convention-cadre des Nations-Unies sur le climat ont démontré leurs limites… Nous ressentons déjà les conséquences des changements climatiques’’, déplore l’ancien journaliste qui évoque la rareté des pluies et des érosions côtières dans le pays.

 Economie verte et villes vertes

 Certaines actions s’imposent pour épargner le pays des effets des réchauffements climatiques. René Ngongo, vice-Président de l’ONG OCEAN (Organisation Congolaise des Écologistes et Amis de la Nature) et rapporteur du Conseil Économique et Social nous en énumère quelques-unes. Il faudra, conseille-t-il, préserver les forêts et tourbières.   »Au-delà de l’économie verte qu’il faut promouvoir, nos villes doivent devenir vertes. Il faut reboiser nos villes. Il faudrait que les maires des villes soient vraiment impliquées’’, suggère Monsieur Ngongo. A la Cop 26, la RDC devrait réclamer plus de moyens pour préserver ses forêts, multiplier des centrales pour garantir l’accès à l’énergie et éviter la pression de la communauté sur le bois, martèle-t-il.

 Débutée le 31 octobre, la Conférence sur le climat se referme le 12 novembre 2021. La prochaine se tiendra en Egypte. La République Démocratique du Congo se positionne pour pouvoir accueillir la réunion ministérielle préparatoire, nous confie l’ambassadeur Mpanu Mpanu qui prend part aux assises de Glasgow.

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