Dans son nouvel ouvrage Ngelingeli, quand la rhétorique l’emporte sur le fond, le professeur Claude Mukeba Kolesha dresse un regard critique sur une société congolaise davantage attachée à l’image qu’au contenu. En évoquant les différents domaines de la vie socio-politique, l’auteur décrypte les travers d’une époque dominée par l’artifice.
Claude Mukeba Kolesha, professeur en sciences de l’information et de la communication à l’UNISIC, frappe fort dans son nouvel essai Ngelingeli, quand la rhétorique l’emporte sur le fond (Éditions ArthurIsaac). Il y démonte, sans détour, une société congolaise qui sacrifie le contenu au profit du paraître.
De l’enseignement supérieur (LMD) aux réseaux sociaux, en passant par la communication politique et même le football, l’auteur pointe un même travers : l’obsession de « l’air du temps ». Pour l’auteur, c’est le propre d’une société « ngelingelique », où tout doit briller en surface, quitte à sonner creux à l’intérieur. « Quand vous regardez certaines affiches qui annoncent des conférences et des colloques, elles sont visuellement irréprochables. Mais une fois sur place, le vide est total. Rien à voir avec ce qui était promis. On ne soigne que la photo, l’image », dénonce l’enseignant dans notre émission Sosola Lelo.