La République démocratique du Congo peine à garantir un approvisionnement électrique stable malgré un potentiel hydroélectrique parmi les plus importants d’Afrique. Du Nord au Sud, le pays reste confronté à des infrastructures vieillissantes, à un faible taux d’électrification et à une demande en constante croissance. Résultat : des coupures fréquentes et une desserte limitée -environ moins de 20%-, qui affectent autant les ménages que les secteurs économiques clés.
Le secteur minier, pilier de l’économie nationale, est particulièrement touché. Les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba abritent des mines de cuivre et de cobalt les plus productifs au monde. L’exploitation de nouveaux sites miniers dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu accentue encore la pression sur le réseau électrique, nécessitant davantage d’énergie pour répondre aux besoins industriels et commerciaux.
« Le fait de n’avoir pas planifié le développement des infrastructures énergétiques jusqu’à la distribution aux industriels, aux commerces, aux résidences, produit aujourd’hui une catastrophe. Nous sommes un des pays avec le faible accès à l’énergie, pire avec le faible niveau de consommation par tête d’habitant. Ce qui est indice de développement… », explique Al Kitenge Lubanda, entrepreneur, stratège et planificateur stratégique congolais.
Pour pallier ce déficit, la RDC est contrainte d’importer de l’électricité de pays voisins, notamment de la République du Congo et de la Zambie, afin de répondre à la demande croissante. Une dépendance qui souligne l’urgence d’investir dans la modernisation et l’extension des infrastructures énergétiques nationales.