La cheffe de la Monusco a atterri à l’aéroport de Goma ce jeudi

La cheffe par intérim de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) a atterri ce jeudi matin à l’aéroport de Goma, fermé depuis la prise du chef-lieu de la province du Nord-Kivu en fin janvier 2025. Elle va appuyer les préparatifs du suivi et de la vérification du cessez-le-feu.

Ce jeudi 12 février matin, Vivian van de Perre, la cheffe par intérim de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), est arrivé à Goma à bord du premier hélicoptère à atterrir à l’aéroport international de Goma depuis que la ville a été prise par les rebelles. Objectif : soutenir les préparatifs du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu.

Grande ville de l’est et chef-lieu de la province du Nord-Kivu, Goma est tombée aux mains du M23 en fin janvier 2025, à l’issue d’une offensive éclair qui a fait des milliers de morts. Son aéroport international, théâtre de violents combats lors de la prise de la ville, a été fermé depuis lors par le groupe armé M23, soutenu par Kigali et son armée, qui a ressurgi fin 2021.

Cette arrivée marque « une étape opérationnelle importante après une interruption prolongée de l’accès aérien à la ville depuis janvier 2025 », a affirmé la Monusco dans un communiqué publié jeudi. 

La mission onusienne, qui compte 8.000 casques bleus déployés dans l’est du pays, a conservé ses bases à Goma après la prise de la ville, mais n’avait plus accès à cet aéroport. 

En décembre, la RDC et le Rwanda ont signé à Washington un accord de paix qui n’a pas mis fin aux combats. Le texte prévoit l’intervention de la Monusco pour une mission de surveillance sur le terrain en vue de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu « permanent ».

Cette mission est censée se déployer dans les prochaines semaines à Uvira, ville frontalière du Burundi, dont le M23 s’était emparé en décembre avant de s’en retirer sous pression de Washington. 

L’ONU avait déclaré mardi 10 février souhaiter utiliser l’aéroport de Goma pour le déploiement de sa mission de surveillance du cessez-le-feu à Uvira. « Je me rends à Goma pour appuyer les préparatifs du suivi et de la vérification du cessez-le-feu », a déclaré Mme Vivian van de Perre, citée dans le communiqué de la Monusco. 

L’Angola, qui a repris ces dernières semaines ses efforts de médiation dans le conflit, a proposé un nouveau cessez-le-feu à partir de mercredi 11 février entre les forces de Kinshasa et le M23. 

Studio Hirondelle RDC, avec AFP