L’épidémie de maladie à virus Ebola a franchi le seuil des 1.000 décès en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Selon le dernier bilan publié mercredi 22 juillet par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’appuie sur les données des autorités sanitaires congolaises, 1.001 personnes ont perdu la vie depuis le début de cette flambée.
En RDC, l’OMS recense 999 décès pour 2.473 cas confirmés au 20 juillet, alors qu’en Ouganda, le bilan demeure de deux morts pour 20 cas confirmés. Les autorités ougandaises ont toutefois indiqué la semaine dernière qu’aucun malade n’était encore pris en charge dans le pays.
L’épidémie la plus rapide à atteindre ce seuil
Le virus Ebola se transmet par contact avec les fluides corporels d’une personne infectée et provoque une fièvre hémorragique souvent mortelle. Au cours des cinquante dernières années, cette maladie a causé plus de 15.000 décès sur le continent africain.

Selon l’OMS, l’épidémie en cours est celle qui a atteint le seuil des 1.000 morts le plus rapidement parmi toutes les flambées recensées jusqu’à présent. Même l’épidémie d’Afrique de l’Ouest (2013-2016), la plus meurtrière de l’histoire avec plus de 11.000 décès et au moins 28.000 cas, avait mis près de huit mois avant d’atteindre ce niveau.
En RDC, l’épidémie la plus meurtrière reste celle de 2018 à 2020, qui avait fait près de 2.300 morts pour environ 3.500 cas.
Une mission gouvernementale de haut niveau dans les zones touchées
Face à la progression de l’épidémie, la Première ministre, Judith Suminwa, entame ce jeudi 23 juillet une mission de terrain à Kisangani, dans la province de la Tshopo, puis à Bunia, Mongbwalu et Rwampara, en Ituri, province considérée comme l’épicentre de l’épidémie.
Présentée par la Primature comme une mission de « haut niveau », cette visite intervient deux mois après la déclaration officielle de l’épidémie. Elle réunira, aux côtés de la cheffe du gouvernement, des représentants des États-Unis, du système des Nations unies ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers engagés dans la riposte.
Selon la Primature, cette mission vise à réaffirmer le leadership du gouvernement dans la coordination de la lutte contre Ebola, tout en permettant aux partenaires internationaux d’évaluer les réalités du terrain et de renforcer les actions de prévention, de surveillance épidémiologique et de prise en charge des personnes affectées.
